Catherine James

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Une part de vanité

La Vanité était un genre très pratiqué à l'époque baroque, une catégorie particulière de la peinture à haute valeur symbolique. Le message est d'inviter à la méditation sur l'inutilité et la futilité des plaisirs du monde face à la mort qui guette. Mais ce genre n'était ni académique ni religieux. Il n'appartenait pas aux thèmes nobles tel que l'Histoire ou la Religion. Et il ne donnait pas de réponse dans le Salut. Or, quelque soit le médium choisit, la vanité connaît, depuis le milieu du 20ème siècle, un vérittable renouveau et fait preuve d'une étonnante actualité. Les Vanités dénoncent la relativité de la connaissance et la vanité du genre humain soumis à la fuite du temps et à la mort. Et là aussi notre animalité se confronte à notre humanité. J'ai décidé de faire une sorte de Memento mori de l'homme et de l'animal à notre époque, au regard de la peinture des siècles passés. Contempler une hypostase de la chair comme une sorte d'état temporaire.

Série de 22 photos couleurs réalisée en 2005 et 2006.

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Le Silence Nu

Ange'Hell

« Tout ange est effrayant » disait Rilke.
L’ange est une énigme entre matière et esprit, un gouffre entre pur et impur, une image entre visible et invisible. Tout ce que la photographie tente de raccorder avec la lumière, quand elle s’intéresse aux corps. Les anges semblent être des créatures ambivalentes.
L’ange déchu est l’ange rebelle, celui qui voulut briller plus que son créateur mais aussi celui qui voulut percer son secret. Ce Diable, ou Satan, ou encore Lucifer qui signifie ‘porteur de lumières’, avant de déchoir était considéré comme le plus beau des anges.
C’est étrange que d’être ange : « qui veut faire l’ange, fait la bête ! » Le photographe aussi est un porteur de lumières.

Série de 17 photographies couleurs réalisées en novembre 2010.

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Vésanie

Grunewald Issenheim

Corps mémorables

Les yeux du monde

Narcisse et le voyeur

Pietà

Ecorchés

Thème de Rembrandt et de bien d’autres peintres, ce sujet d’études anatomiques me passionne car il est au cœur de l’animalité de l’homme. L’écorché est celui à qui l’on a retiré la peau et j’ai donc décidé de recouvrir de jambon cru un corps d’homme ainsi qu’un corps de femme en essayant de suivre plus ou moins le tracé des muscles et des ligaments mais sans exactitude. De ce fait, les corps paraissent tantôt morts, tantôt vivants. Le temps briffe les illusions d’un œil luisant de bouches mortes. Il ne s’agit pas d’un tas de viandes contractées vers dedans mais plutôt du désaccord intime entre monde et terre, relation même entre l’homme et l’animal, cette viande que nous sommes. Défaire les corps comme l’on défait le visage pour faire surgir la tête. « Lieu où les corps cherchent chacun leur dépeupleur »,* confronté à la passion de sa propre chair.

Série de 16 photographies couleurs et noir et blanc réalisée en 2004 et 2005.

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Sacer

Animalitas

Le prolégomène de cette série est une histoire eschatologique figurant dans la Bible juive. En effet, ce texte se situe le dernier jour de l’humanité où ne subsistent plus que quatre hommes à tête d’animaux. Ces derniers s’apprêtent à tuer ‘Léviathan’ et ‘Béhémoth’, Le poisson et le bœuf afin de les manger lors d’un banquet nommé ‘Le banquet des justes’. ‘Béhémoth’ est un mot hébreu qui signifie ‘bêtes’ qui, en étant un seul animal en vaut plusieurs. Dans les dix fameux versets de Job, ‘béhémoth’ est décrit comme étant la plus grande des merveilles de Dieu, mais Dieu, qui le fit, le détruira. Or, j’ai décidé non d’illustrer ni de galvauder ou encore moins de falsifier ce texte, mais au contraire de me l’approprier, d’une certaine manière, afin de traiter de l’homme et de l’animal. Mon histoire commence donc le dernier jour de l’humanité où des femmes à têtes d’animaux vont tuer le dernier androgyne survivant, à la fois fragile et fort par sa persistance d’être. Ces femmes vont donc l’achever et le désosser afin de le dévorer lors d’un banquet nommé ‘Animalitas’. Corps archétypes, corps nus, dévorés, dévorant, cruentés ou béants, désirants ou charognards célèbrent un banquet entre ‘ouverture aveugle’ et ‘création de mondes’, hiatus de l’homme et de l’animal.

Série de 9 photographies couleurs réalisée en avril 2004.

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Animaux anthropophores

Rendez lui Arletty

Photos Diverses